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La république d’Équateur est un pays d’Amérique latine, à l'ouest de l’Amérique du Sud, entouré par le Pérou au sud et la Colombie au nord. Il a fait partie avec la Colombie, le Venezuela et le Panamá de la Grande Colombie. Il occupe une surface de 283 560 km², soit environ la moitié de la surface de la France et 9 fois la surface de la Belgique. Le nom du pays vient de sa position sur l’Équateur. La capitale est Quito, mais la plus grande ville est Guayaquil, l’un des ports les plus importants d’Amérique du Sud. Le pays compte 13 360 000 habitants (2005) et est divisé en 22 provinces (îles Galapagos comprises).
La République de l?Équateur est un pays d'Amérique du Sud, entouré par le Pérou au sud et la Colombie au nord. Il occupe une surface de 283 560 km². Le nom du pays vient de sa position sur l?Équateur. La capitale est Quito et la plus grande ville est Guayaquil, l?un des ports les plus importants d?Amérique du Sud. Le pays compte 13.360.000 habitants (2005) et est divisé en 24 provinces (îles Galapagos comprises).
HistoireArticle détaillé : Histoire de l'Équateur. Ruines inca de Ingapirca, près de Cuenca. L?Équateur fut nommé ainsi en Europe, à la suite d?une mission scientifique dirigée par Louis Godin, Charles Marie de La Condamine et Pierre Bouguer au XVIIIe siècle. Après avoir été dominé dans un premier temps par les Incas puis par les Espagnols, l?Équateur prit son indépendance le 24 mai 1822, au sein de la Grande Colombie, puis en 1830 séparément. Depuis lors, l?histoire du pays est troublée par des périodes d?instabilité politique avec l?instauration régulière de dictatures militaires : 55 dirigeants se sont succédé depuis 1900. Les conflits frontaliers entre le Pérou et l'Équateur débutèrent à partir des années 1830. Quatre guerres éclatérent entre ces pays entre 1858 et 1995, guerre de 1858-1860 ; guerre de 1941-1942; la guerre du Paquisha en 1981 et la guerre du Cenepa en 1995. Fichier:Quito 015.jpg (San Francisco) Église Saint François, Quito En 1990, les indigènes manifestèrent pacifiquement pour la reconnaissance de leurs droits, bloquant le pays en s?asseyant par terre. Le président Borja dut accorder à la confédération des Shuars la propriété de 11 000 km² de territoire en Amazonie, même si au même moment des escarmouches étaient lancées contre les chefs indiens. Enfin en 2000, à la suite de la dollarisation de l?économie, la population manifesta, bientôt suivie par l?armée, au point de renverser le président Jamil Mahuad. PolitiqueArticle détaillé : Politique de l'Équateur. Les élections générales des 15 octobre et 26 novembre 2006 ont donné gagnant Rafael Correa, économiste de gauche avec 56 % des voix au deuxième tour, contre Álvaro Noboa, milliardaire de droite. Conformément à sa promesse électorale, Correa annonce lors de son investiture[1] la tenue d'un référendum le 18 mars 2007 dans le but d'autoriser la création d'une assemblée nationale constituante chargée de rédiger une nouvelle constitution. Ce dernier s'est finalement tenu le 15 avril 2007. Les électeurs équatoriens se sont à cette occasion prononcés en faveur de l'élection d'une Assemblée constituante. L'alliance électorale qui soutient le président Correa s'était abstenue de présenter des candidats lors de l'élection législative qui se déroulait parallèlement à l'élection présidentielle. L'absence de députés de la mouvance présidentielle au sein de la chambre des représentants, majoritairement orientée à droite, a créé des tensions notables entre les pouvoirs exécutif et législatif durant les premiers mois du mandat présidentiel. L'épisode le plus marquant de ce conflit larvé s'est soldé par la destitution de 57 des 100 députés qui composaient la chambre des représentants. Ces derniers avaient tenté de destituer le président du Tribunal électoral à la suite de son annonce d'autoriser la tenue du référendum concernant l'élection de l'Assemblée constituante. L'organe de contrôle électoral avait réagi en destituant à son tour le groupe de députés dont une partie s'est exilée en Colombie[2]. Le 30 septembre 2007, l'Alianza Pais (Alliance pays) qui soutient le projet du président Correa, a obtenu 70 % des suffrages lors de l'élection de l'Assemblée constituante. L'Alliance pays totalise quatre-vingts des cent trente députés chargés de la rédaction de la nouvelle constitution. Le projet de constitution, élaboré par cette constituante, a été approuvé par référendum le 28 septembre 2008 avec 64% de votes favorables contre 28% de votes défavorables.[3]. Cf. Référendum constitutionnel équatorien de 2008. SubdivisionsArticle détaillé : Subdivisions de l'Équateur. L?Équateur est divisé en 24 provinces. Ces provinces ont un gouverneur et un conseil provincial élu par le peuple. Elles sont autonomes par rapport au gouvernement central au niveau économique et social, ainsi que pour l?utilisation des ressources naturelles. Liste des principales villes d?Équateur GéographieArticle détaillé : Géographie de l'Équateur. Situé en Amérique du Sud, l?Équateur comprend 4 régions fort distinctes :
Frontières terrestresVolcans importants
Catastrophes naturellesComme tous les pays andins, lesquels sont près de la zone d'affrontement d'une plaque continentale (celle d'Amérique du Sud) et d'une plaque océanique (celle du Pacifique), l'Equateur est victime de tremblements de terre et d'éruptions volcaniques. Parmi les tremblements de terre récents, on peut signaler celui du 5 mars 1987. De magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter, il détruisit une partie de la route Quito-Lago Agrio, renforçant ainsi pendant plusieurs mois l'isolement des provinces de l'Oriente. Il emporta une partie du pipe-line transportant le pétrole brut des stations de pompage de l'Oriente vers la raffinerie d'Esmeraldas. Environ 2 000 personnes vivant dans des vallées encaissées de la Cordillère ont péri lors de ce tremblement de terre[4]. ÉconomieArticle détaillé : Économie de l'Équateur. L?économie exportatrice de l?Équateur repose principalement sur trois éléments : la culture de la banane (1er producteur mondial), le pétrole et le tourisme. On peut noter aussi l'essor de l'exportation des fleurs coupées, de l'huile de palme et du célèbre chapeau Panama. L'autosuffisance alimentaire est atteinte sur de nombreux produits de base (en particulier les huiles et graisses alimentaires, dont les Équatoriens sont grands consommateurs, sont produites en grande quantité par la culture du palmier à huile et du soja). Malgré cela, le pays connaît une grave crise économique, sa dette extérieure représente 14 milliards de dollars dans les années 2000 et il a besoin de l?aide du FMI pour stabiliser son économie. Tout ceci est dû à deux fléaux qui ont ravagé ce pays : la corruption au plus haut niveau de l?État et la dollarisation de l?économie par Jamil Mahuad en 2000. Le président Lucio Gutiérrez avait été élu sur un programme comprenant des actions pour résorber cette dette, pour relancer l?économie afin d?éviter que l?Équateur ne devienne une nouvelle Argentine, toujours avec l?aide contraignante du FMI. L'agriculture équatorienneHistoire de l'agricultureAvec la conquête espagnole, les amérindiens d?Amérique latine ont vu leurs libertés être restreintes, travaillant solidairement et jouissant en commun des fruits de la terre. Ils ont été convertis en travailleurs exploités, au bénéfice de leurs maîtres conquérants.[5] La notion de propriété privée du sol, encore méconnue des amérindiens, est devenue de règle, à l?image de l?Europe qui dominait le monde entier à cette époque. Les colonisateurs s?appropriaient la plupart des terres auxquelles on attribuait un certain nombre d?indigènes pour les travailler. Il fallait en principe l?accord des indigènes, mais en pratique, il s?agissait d?accaparement des terres et d?esclavage des natifs.[5] Ceci marque l?apparition du terme Hacienda en Équateur, mot provenant anciennement d?Espagne. Ce sont les propriétés agricoles privées et à but lucratif telles qu?on connaissait déjà à cette époque depuis longtemps en Europe et qu?on connaît dans le monde entier aujourd?hui.[6] Une autre pratique courante des propriétaires consistait à louer des haciendas aux indigènes et en exiger la moitié de ses récoltes. Ainsi, celui qui produisait du riz ou du blé ne pouvait pas toujours en conserver la quantité suffisante afin de mener une vie décente.[5] Les haciendas se sont rapidement transformées en monocultures de produits d?intérêt pour les pays développés. Elles devenaient des cultures d?exportation pour alimenter les métropoles, aux dépens des cultures vivrières destinées aux besoins des populations autochtones.[5] La règle de la propriété privée s?est perpétuée au fil de l?histoire. Les terres demeurent souvent à ce jour des propriétés agricoles privées. Cependant, suite à plusieurs révoltes du peuple autochtone et à une prise de conscience des pays développés quant à l?injustice d?autrefois, beaucoup de terres ont été rendues au peuple équatorien.[7] Pour améliorer la situation des paysans, il fallait leur donner des terres à exploiter. Mais il en manquait terriblement, car avec ses 264 000 km2, l?Équateur est passé de 3,5 millions d?habitants en 1950 à 7,5 millions en 1977. Sa population a donc plus que doublé en 27 ans avec une croissance de 3,4% par année.[5] De plus, le phénomène des monocultures s?est aussi perpétué au fil du temps. Ces terres appartiennent souvent à des compagnies étrangères transnationales qui ont les moyens de s?approprier les grandes terres planes de bonne qualité. Ces haciendas sont exploitées pour les cultures d?exportations rentables telles que les bananes, le café et le sucre.[8] Ainsi, les paysans sont obligés de cultiver sur des terres de moindre qualité. Il s?agit souvent de pentes fortes sur lesquelles se déclenchent déjà des phénomènes d?érosion.[5] Les cultures d?exportations créent beaucoup d?emplois pour la population équatorienne toujours grandissante et stimule l?économie, mais elles monopolisent des terres sur lesquelles pourrait s?effectuer de l?agriculture vivrière dans une optique de développement durable. Performance de l'agricultureMalgré une urbanisation rapide, l?agriculture conserve un poids important dans l?économie et la société équatoriennes. Elle représentait, en 1986, entre 14% et 15% du PIB et elle employait, selon le recensement de la population de 1982, 33% de la population active occupée. Les exportations agricoles ont procuré, en moyenne, 22% des recettes en devises entre 1976 et 1985.[9] L?Équateur se divise en trois régions géographiques qui ont des climats distincts, permettant la culture de produits qui y sont particuliers. Il y a l?Oriente ou l?Amazonie, au climat équatorial, toujours chaud et humide.[5] Elle abrite 6% de la population, mais fait l?objet de colonisation rapide et anarchique. On y produit de la viande, de l?huile de palme et des produits forestiers.[9] On compte aussi la Sierra, le c?ur du pays, deux chaînes de montagnes élevées encadrant la série de dépressions du sillon interandin qui sont souvent surpeuplées.[5] Cette région abrite 42% de la population totale et a une agriculture principalement tournée vers la production de denrées vivrières pour le marché intérieur. On y produit notamment la pomme de terre, le maïs, le blé, les haricots, les légumes et les fruits.[9] Vient enfin la Costa ou la Côte, entre l?océan et les Andes. Il s?agit d?une région de piémonts, plaines et collines alternées, au climat plutôt tropical, avec une pluviométrie très variable, parfois très sèche ou bien arrosée.[5] Ce territoire regroupe 42% de la population et produit les principales cultures d?exportation telles que les bananes, le cacao, le café, les crevettes et le sucre. On y produit aussi du riz, du maïs, des graines de soja, du sorgho et de la viande.[9] Impacts écologiques des HaciendasL'Equateur souffre d'autres impacts écologiques dus à l'agriculture outre la déforestation pour la création de nouvelles terres agricoles, qui est évidemment, par la destruction d'habitats, une menace à la biodiversité des écosystèmes du pays.[5] Une pratique agricole courante en Équateur est la création d'une série de fossés et d'arêtes. On appelle ce type de champ Camellones.[10] On creuse les fossés et on empile le matériel d'excavation pour créer les arêtes. Les fossés facilitent le drainage dans les endroits très humides et l'eau qui s'y retrouve limite les fluctuations de température de surface du champ et empêche la création de givre sur ce dernier dans les endroits de haute altitude.[10] Puisque cette pratique est très efficace, ces types de champs sont souvent surexploités. Une étude sur la micromorphologie de ces sols montre que ces derniers sont souvent épuisés. Effectivement, l'étude sur un sol de Camellone, menée par C. Wilson, explique que l'activité des microorganismes était autrefois élevée dans le sol, mais qu'elle est à présent presque absente.[10] S'il y a peu de microorganismes présents pour décomposer et recycler la matière organique en nutriments disponibles aux plantes, la production primaire de ces dernières ralentit beaucoup et il y donc encore moins de matière organique qui tombe au sol puis encore moins de microorganismes.[11] Ce cercle vicieux entraîne une désertification des sols, ces derniers n'étant plus fertiles et donc ni propices à l'agriculture. Au bout de la ligne, l'agriculture intensive sur les sols équatoriens, quoique efficace à court terme, appauvrit les sols à long terme. Un autre impact important est l'érosion et l'appauvrissement des sols en pente sur lesquels les paysans cultivent souvent.[5] Afin de créer une terre agricole, les pentes sont souvent défrichées. On enlève ainsi les arbres dont les racines retiennent les nutriments dans le sol et empêchent l'érosion. Lorsqu'il pleut, les nutriments sont emportés par le ruissellement en bas de pente et le sol s'érode.[11] Le sol devient donc de plus en plus pauvre et par conséquent, le choix d'espèces à cultiver devient de plus en plus limité. DémographieArticle détaillé : Démographie de l'Équateur. Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d?habitants. La population équatorienne est divisée en quatre groupes ethniques. Les métis sont de loin ceux qui ont le plus de poids démographique parmi toutes les ethnies équatoriennes, et constituent plus de 65 % de la population actuelle. Les Amérindiens sont la deuxième ethnie avec une représentation démographique aux alentours de 25 %. Les Européens et créoles, les descendants directs des colonisateurs espagnols, représentent 7 % de la population. La minorité ayant la plus faible représentation sont les afro-équatoriens (les Mulatos et les Zambos) qui sont 3 %. D'autres groupes ethniques sont aussi représentés en Équateur. Des Chinois venus dans le pays au XIXe siècle participer à la construction des deux voies ferrées reliant Quito à Guayaquil d'une part et Quito à San Lorenzo via Ibarra d'autre part. Aujourd'hui beaucoup de leurs descendants ont ouvert des restaurants chinois appelés Chifas ou des épiceries. À Guayaquil, nombre de commerçants sont d'origine coréenne ou libanaise. Trois fils de cette communauté libanaise ont d'ailleurs accédé à des fonctions politiques importantes : Abdala Bucaram Ortiz dit "el Loco" ancien maire de Guayaquil et président de la République en 1996, Jamil Mahuad, ancien maire de Quito et président de la République de 1998 à 2000, Alberto Dahik Garzozzi, ancien vice-président de Sixto Duran Ballen de 1992 à 1995. L'Équateur compte aussi des petites communautés japonaises, allemandes, suisses allemandes, françaises et italiennes. La population équatorienne est actuellement d?un peu plus de 13 millions d'habitants. Elle est par ailleurs très jeune puisque l?âge moyen est de 22,5 ans alors que l?espérance de vie est de 71 ans. CultureArticle détaillé : Culture de l'Équateur. L?Équateur est un pays très catholique et évangélique, où l'on parle l?espagnol et des langues amérindiennes (comme le kichwa ou le shuar). Un certain contraste apparaît entre la culture de la région de la Costa et celle de la Sierra. L'« heure équatorienne » symbolise le manque de ponctualité des Équatoriens, qui ont l'habitude d'arriver tellement en retard (jusqu'à plusieurs heures) à leurs rendez-vous que le gouvernement a lancé en octobre 2003 une campagne de sensibilisation contre cette spécificité, que l'on retrouve également au Pérou[12].
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Voir aussiArticles connexesLiens externesCatégorie Équateur (pays) de l?annuaire dmoz
Références
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