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Haïti est un pays des Grandes Antilles occupant le tiers occidental de l'île d'Hispaniola. Port-au-Prince en est la capitale. Haïti devint en 1804 la première république noire indépendante après la Révolution haïtienne (1791-1803) qui conduisit l'armée de Napoléon à abandonner l'île. Haïti est constitué principalement de montagnes escarpées avec de petites plaines côtières et vallées. La partie centrale et l'Est sont un grand plateau d'altitude. Le principal fleuve est l'Artibonite.
Haïti, officiellement la République d'Haïti, est un pays des Grandes Antilles occupant le tiers occidental de l'île d'Hispaniola (soit 28 000 km2 environ). Sa capitale est Port-au-Prince. Haïti devint en 1804 la première république indépendante de population majoritairement noire après la Révolution haïtienne (1791-1803) qui conduisit l'armée de Napoléon Bonaparte à abandonner l'île. Haïti est aussi le seul pays francophone indépendant des Caraïbes.
ToponymieChez les Taïnos, Ayiti signifiait « Terre des hautes montagnes »[2] ou « La montagne dans la mer »[3]. Lorsque les Français, provenant de l'île de la Tortue vers la Grande Terre, occupèrent la partie occidentale de l'île d'Hispaniola, ils francisèrent le nom en usage chez les Espagnols « Santo Domingo » en Saint-Domingue. De 1630 à 1664, ce nom resta informel jusqu'à ce que Colbert incorpore la colonie de Saint-Domingue à la Compagnie des Indes Occidentales. Le nom de Saint-Domingue sera confirmé par les traités de Ryswick (1697) et de Bâle (1795) pour désigner la partie occidentale (pars occidentalis) qui, durant cette période coloniale française, fut aussi surnommée la « perle des Antilles ». Le 1er janvier 1804, en déclarant l'indépendance du pays, Dessalines lui redonne le nom taino d'origine, Haïti-Bohio-Quisqueya, en honneur à ce peuple amérindien. Hispaniola est le nom donné à l'ensemble de l'île, la République dominicaine en occupant les deux tiers à l'est. En créole, le pays est appelé Ayiti. GéographieGéographie physiqueArticles détaillés : Géographie d'Haïti et Villes d'Haïti. Le territoire d'Haïti est principalement constitué par la partie occidentale de l'île d'Hispaniola que l'on nomme également « Terre haute ou montagneuse », à laquelle vient s'ajouter un certain nombre d'autres îles et archipels tels que :
Le relief de la « Terre montagneuse » est généralement constitué de montagnes escarpées avec de petites plaines côtières et des vallées. La partie centrale et l'Est forment un grand plateau d'altitude. Le principal fleuve haïtien est l'Artibonite. Haïti (comme le reste de l'île d'Hispaniola) se trouve dans une zone sismiquement active, entre deux plaques tectoniques : la plaque nord-américaine au nord et la plaque caraïbe au sud, rendent le pays particulièrement vulnérable aux tremblements de terre. Celui du 12 janvier 2010, se révéla être le plus grand séisme jamais enregistré dans ce pays, dévastant notamment la région de la capitale Port-au-Prince, faisant plus de 200 000 morts, et des millions de sans abris. ClimatLe climat est tropical. La saison des pluies s'étend d'avril à juin puis d'octobre à novembre. La saison des ouragans s?étend du mois de juin jusqu?à la fin du mois de novembre. Le pays subit régulièrement des précipitations importantes et des ouragans. L'ouragan Jeanne qui a ravagé Haïti en septembre 2004 s'est soldé par un bilan provisoire de plus de 1 160 morts et 1 250 disparus. Les effets de la tempête aggravent les conditions de vie déjà difficiles de ce pays : 170 000 personnes manquent de nourriture et d?eau, et les bananiers ont été en grande partie détruits par le cyclone, alors que le pays avait déjà souffert des pluies diluviennes en mai 2004 qui avaient entraîné le décès de 1 220 personnes. DémographieArticle détaillé : Démographie d'Haïti. En 1790, la population de la colonie comprenait environ 500 000 dont 38 360 d'origine européenne et 28 370 noirs libres, la plupart mulâtres. Dans les années 1880, elle comprenait environ 570 000 habitants. La plus grande ville est la capitale Port-au-Prince avec environ 2 millions d'habitants dans les années 2000, suivie du Cap-Haïtien avec 800 000 habitants. HistoireArticles détaillés : Histoire d'Haïti et Histoire de Saint-Domingue. Arrivée des Européens et colonisationLes peuples de culture Arawak, Caraïbes et Taïnos occupaient l'île avant l'arrivée des Espagnols (Christophe Colomb le 5 décembre 1492). Il la nomma Hispaniola alors que les indigènes la nommait de trois façon : Ayiti, Quisqueya et Bohio. Leur nombre était estimé à la fin du XVe siècle à 100 000. Les Espagnols exploitèrent l'île pour son or. Les Amérindiens refusant de travailler dans les mines furent massacrés et réduits en esclavage ; les rares personnes qui réussirent à s?échapper trouvèrent refuge dans les montagnes et furent marginalisées et fortement paupérisées. Les maladies infectieuses arrivées avec les Européens firent des ravages ; les mauvais traitements, la dénutrition et la baisse de natalité firent le reste : la population indigène fut exterminée en quelques décennies. Les Espagnols furent alors amenés à faire venir d'Afrique des esclaves noirs déportés. Dès 1517, Charles Quint autorisa la traite des esclaves. La partie ouest d?Hispaniola dépourvue de minerai fut vite négligée par les colons espagnols qui la laissèrent vide. Des boucaniers français s'y installèrent, malgré plusieurs expéditions militaires espagnoles. Au XVIIe siècle, sous l'autorité du cardinal de Richelieu, l'installation française s'institutionnalisa. L'île de la Tortue, au nord ouest d'Hispaniola, devient le siège de la flibuste. Ces aventuriers gagnèrent peu à peu la « Grande terre » : en 1654, ils créèrent la première ville de la future Saint-Domingue : Petit-Goâve. Le premier gouverneur de la colonie fut Bertrand d?Ogeron, nommé en 1665. Sachant se faire accepter des flibustiers, il organisa la colonisation par la venue de Français qui s'engageaient à travailler trois ans avant de devenir propriétaires de terres (ils s'appelaient les « 36 mois »). Il favorisa la plantation de tabac. Ainsi, il sédentarisa une population de boucaniers et de flibustiers peu portée à accepter l?autorité royale jusqu'aux années 1660. Bertrand d?Orgeron attira aussi des colons de Martinique et de Guadeloupe. Mais en 1670-1690 intervint la crise du tabac et un grand nombre de places furent abandonnées. Les rangs de la flibuste grossirent, les pillages, comme ceux de Vera Cruz en 1683 ou de Campêche en 1686, devinrent nombreux et Jean-Baptiste Colbert, ministre de la Marine, ramena l?ordre en prenant un grand nombre de mesures. Il transféra le gouvernement à Port-de-Paix en 1676. Il encouragea la création de plantations de l?indigo et de la canne à sucre. Le premier moulin à sucre fut créé en 1685. Enfin, il réglementa l'esclavage en préparant le Code noir (qui fut promulgué en 1685, après sa mort). L'ensemble donna l'essor économique à la colonie. À la suite du traité de Ryswick de 1697 et à l'accession au trône d'Espagne d'un petit-fils de Louis XIV, les Espagnols renoncèrent à contester la souveraineté de la France sur le tiers occidental de l'île. La France officialisa le nom de Saint-Domingue, pour cette partie. C?est alors que vinrent de France de nombreux colons qui développèrent les plantations ou travaillèrent dans celles-ci. De 1713 à 1787, 30 000 Français vinrent grossir le nombre des colons présents dans la partie Ouest de l?île. Les guerres éclatèrent en Europe et se prolongèrent sur les mers jusqu?aux Antilles et aux Caraïbes. En 1756, le commerce était paralysé. Un grand nombre de colons et leurs familles quittèrent Saint-Domingue pour la Louisiane, où ils s?installèrent dans des Postes établis par la France et administrés par des militaires. Vers 1790, Saint-Domingue, était devenue la colonie française la plus riche de toute l'Amérique grâce aux profits immenses de l'industrie sucrière et de celle de l?indigo générés par le travail des esclaves. Des dizaines de milliers d'Africains avaient été amenés comme esclaves pour faire fonctionner ces industries. Leur sort était juridiquement encadré par le code noir, mais, dans les faits, ils subissaient des traitements souvent pires que ceux dudit code. Leur nombre (400 000) était dix fois plus élevé que celui des blancs. Révolte et indépendanceLa Révolution française entraîna de graves bouleversements sociaux dans les petites Antilles comme à Saint-Domingue. Le plus important fut la révolte des esclaves qui aboutit en 1793 à l'abolition de l'esclavage par les commissaires civils Sonthonax et Polverel, décision avalisée et généralisée à l'ensemble des colonies françaises par la Convention six mois plus tard. Toussaint Louverture, nommé gouverneur par la France, après avoir rétabli la paix, chassé les Espagnols et les Anglais qui menaçaient la colonie, rétablit la prospérité par des mesures audacieuses. Il alla cependant trop loin en promulguant une constitution autonomiste et Napoléon Bonaparte, sous l'influence des Créoles (Français ? et Espagnols ? nés sur l?une des îles des Antilles, plus tard en Louisiane aussi) et des négociants, envoya une expédition de 30 000 hommes sous les ordres de son beau-frère le général Leclerc (après le rétablissement de l'esclavage ). Il avait pour mission de démettre Louverture. Mais, après quelques victoires, l'arrestation et la déportation de Toussaint Louverture, les troupes françaises commandées par Rochambeau finirent par être battues à la bataille de Vertières par Jean-Jacques Dessalines. Au terme d'une double bataille pour la liberté et l'indépendance, remportée par d'anciens esclaves sur les troupes de Napoléon Bonaparte, l'indépendance du pays fut proclamée le 1er janvier 1804. Le nom de Haïti fut donné au pays. Haïti est le premier pays au monde issu de l'abolition de l'esclavage. Instabilité de l'Independance a nos joursDessalines fut proclamer gouverneur à vie par ses troupes. l'histoire rapporte qu'il exécuta certains blancs restés sur l'île et gouverna en despote. Il fut assassiné a son tour le 17 octobre 1806. Le pays se divisa alors en deux, un royaume au nord avec Henri Christophe et une république au sud avec Alexandre Pétion. Puis le président Jean Pierre Boyer réunifie les deux parties Nord et Sud et conquit aussi la partie est de l'île en 1822. Le président Pétion initie des négociations pour la reconnaissance d'Haïti en 1814. Elles durent jusqu'en 1824. Le 11 juillet 1825, le roi de France Charles X promulgue une ordonnance qui reconnaît l'indépendance du pays contre une indemnité de 150 millions de francs-or (la somme sera ramenée en 1838 à 90 millions de francs). Le 27 février 1844, malgré les attaques incessantes de la part des Haïtiens, la République dominicaine est de nouveau déclarée indépendante. Une longue succession de coups d'État suivit le départ de Jean Pierre Boyer. Le pouvoir ne cesse d'être contesté par des factions de l'armée, les élites mulâtre et noires, et la classe marchande, désormais composée en grand nombre d'étrangers (Allemands, Américains, Français et Anglais). Le pays s'appauvrit, peu de chefs d'État se préoccupent de son développement. Dès que le pouvoir se fragilisait, des révoltes armées se déclenchaient, entretenues par les candidats à la succession. En 1847, Faustin Soulouque est élu président de la République mais transforma le pays en empire d'Haïti le 25 août 1849 et devint Faustin Ier. Despote, il fuit le pays suite à un soulèvement populaire en 1859. Au début du XXe siècle, le pays est en état d'insurrection quasi-permanente occasionne à l'invasion de l'île par les troupes du président Wilson en 1915 pour contrer l'influence de l'Empire allemand. Les États-Unis occupèrent l'île de 1915 à 1934. Après le départ des américains, l'instabilité politique (entre militaires et populistes) reprend, et ne s'achève qu'à partir de 1957 avec la dictature des familles Duvalier jusqu'en 1986. Partisan de la lutte contre les mulâtres, il assoit son pouvoir personnel sur la délation et des partisans surnommés tontons macoutes, escadrons de la mort. La dictature des Duvalier fut responsable de nombreuses tueries, de massacres d'opposants et de la population civile telle que le massacre de la ville de Jérémie Connue sous le nom « vêpres Jérémiennes » qui eut lieu en 1964. De nombreux Haïtiens s'exilèrent, notamment aux États-Unis et au Canada. Après avoir fait face à plusieurs coups d'état. Son fils Jean Claude Baby Doc qui lui succéda sera chassé par une insurrection populaire en 1986 et la démocratie s'établit peu à peu après le déchoucage des notabilités compromises avec le régime précédent. Ce qui ne dure que la période d'une fumée malheureusement. Haïti depuis 1990
Élection d'Aristide et coup d'État (1991-1994)L'ancien prêtre Jean-Bertrand Aristide remporte les élections de décembre 1990. Son mandat débute le 7 février 1991, mais un coup d'État mené par Raoul Cédras et des militaires (soutenus par la bourgeoisie d'affaires et par les États-Unis[4] le renverse dès le mois de septembre. Aristide s'exile aux États-Unis. Pendant trois ans les milices (elles aussi soutenues par les États-Unis[5]) « nettoient » la population en intimidant et en assassinant les leaders syndicaux et responsables locaux qui avaient constitué la base de la résistance aux Duvalier et l'appui à l'élection d'Aristide. La plus importante de ces forces paramilitaires, le FRAPH, avait été fondé par le pion local de la CIA[6], Emmanuel Constant. Retour d'Aristide au pouvoir (1994-1995)En 1994, Aristide est rétabli au pouvoir par l'administration de Bill Clinton, lors de l'opération "Rétablir la démocratie"[7]à la condition qu'il renonçât à récupérer les années perdues lors de l'intermède militaire et qu'il se pliât à un programme néolibéral[8][9], surnommé "plan de la mort" par les haïtiens[10]. Il s'agissait en fait du programme[11] de son opposant lors des dernières élections, un ancien fonctionnaire de la Banque mondiale, Marc Bazin[12]. Son retour fut par ailleurs marqué par le démantèlement de l'armée jugée responsable de l'instabilité politique. Premier mandat de Préval (1995-2000)Aristide quitte la présidence en 1995 et René Préval lui succède. Malgré son appartenance à Lavalas, le parti d'Aristide, il n'est soutenu que du bout des lèvres par l'ancien président. Il applique immédiatement le plan américain[13], ce qui provoque un véritable tollé dans l'île. Second mandat d'Aristide et nouveau coup d'État (2000-2004)Aristide est réélu en 2000 avec une abstention estimée à 90% par l'ONU[14]. Il oriente sa politique vers la classe dirigeante, même s'il tente quelques timides réformes. Il durcit également son pouvoir, qui devient de plus en plus autoritaire, notamment en s'appuyant sur les « chimères », des hommes de main qui terrorisent la population[15]. Après plusieurs mois de manifestations populaires et de pressions exercées par la communauté internationale, plus particulièrement par la France et les États-Unis, Aristide est obligé, le 29 février 2004, de quitter le pays par un commando des forces spéciales des États-Unis[16]. Boniface Alexandre, président de la Cour de cassation, assure ensuite le pouvoir par intérim. Second mandat de Préval (depuis 2006)En février 2006, suite à des élections marquées par des incertitudes sur le décompte des bulletins de vote, et grâce à l'appui de manifestations populaires, René Préval est élu. Séisme de 2010Article détaillé : Tremblement de terre d'Haïti de 2010. Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre de magnitude 7,0 sur l'échelle de Richter frappe l'ouest d'Haïti et notamment sa capitale : Port-au-Prince. Il est suivi de plus d'une centaine de répliques. Il s'agit du séisme le plus important et le plus meurtrier de l'histoire d'Haïti, allant jusqu'à désorganiser totalement le fonctionnement de l'État, à l'image de l'effondrement de plusieurs bâtiments publics comme le palais présidentiel qui entraîna la mort de plusieurs membres du gouvernement, le président Préval et son premier ministre Jean-Max Bellerive réchappèrent de peu. De plus, des milliers de détenus alors incarcérés à la prison de Port-au-Prince se sont échappés, suite à l'effondrement de celle-ci, fragilisant encore plus une situation sécuritaire déjà précaire. La Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) fut également dévastée par l'écroulement de son quartier général à Port-au-Prince : plus de 150 casques bleus dont le chef de mission Hédi Annabi et son adjoint sont morts ou portés disparus. Le bilan de ce cataclysme sismique s'élève, au 24 février 2010, à plus de 222 500 morts, 300 000 blessés et 1 000 000 de sans-abri. Mais le général Ken Keen, qui dirige la force spéciale américaine en Haïti, a évoqué celui de 150 000 à 200 000 morts comme « hypothèse de travail ». Barack Obama parle « de la plus grande catastrophe humanitaire qu'aient eu à gérer les États-Unis d'Amérique ». Les États-Unis y ont dépêché sur place 16 000 militaires, l'Union européenne 1 500[17] Étant donné qu'il sera impossible de déblayer tous les gravats à courte échéance, les autorités haïtiennes envisagent de reconstruire plusieurs quartiers de Port-au-Prince aux alentours de la capitale haïtienne. Le 20 janvier 2010, à 6 heures (heure locale), une réplique de magnitude 6,1 sur l'échelle de Richter, ressentie à 60 km à l'ouest de la capitale en ruine, frappe à nouveau le pays. Le 22 janvier 2010, un effort « mondial » (mobilisant notamment le Canada, les États-Unis, la France?) est consenti afin de recueillir plus d'un milliard de dollars dans un fonds d'aide. Le 16 février 2010, le coût de reconstruction de la capitale haïtienne et de ses environs est estimé entre 8 et 14 milliards de dollars. PolitiqueArticles détaillés : Politique d'Haïti et Liste des présidents d'Haïti. Haïti est une république. Le droit de vote est accordé à tous les citoyens âgés de 18 ans. Le pouvoir législatif est exercé par deux chambres : le Sénat et la Chambre des Députés. Le chef de l?exécutif est le président de la république René Garcia Préval. Le chef du gouvernement est le premier ministre Jean-Max Bellerive. Le premier ministre ne peut être révoqué par le président, mais peut être interpellé par le sénat et renvoyé après un vote de censure par ce dernier[18]. DépartementsArticle détaillé : Départements d'Haïti. Haïti est divisée en 10 départements : Il existe aussi ce qui est couramment appelé le « 11e département », représentant les quelque deux millions d'Haïtiens vivant à l'extérieur du pays : la diaspora haïtienne. ÉconomieArticle détaillé : Économie d'Haïti.
80 % des Haïtiens vivent en dessous du seuil de pauvreté et 54 % dans la pauvreté la plus totale. À cause de la déforestation accélérée, Haïti reste un pays vulnérable aux catastrophes naturelles. En 2008, quatre cyclones ont ravagé le pays et causé d?énormes dégâts matériels aux infrastructures routières et au secteur agricole. En octobre 2008, le congrès américain a voté la loi HOPE II (Hemispheric Opportunity through Partnership Encouragement : « opportunité hémisphérique par l'encouragement aux partenariats »), pour permettre aux produits manufacturiers, particulièrement le textile d?avoir accès sans tarif douanier au marché américain. Les transferts d?argent de la diaspora demeurent une importance source de devise, représentant un quart du produit intérieur brut et deux fois la valeur des exportations. Haïti souffre d?une inflation élevée et d?un manque d?investissement à cause de l?insécurité, des infrastructures limitées et d'un déficit commercial important. Le gouvernement dépend de l?aide internationale pour financer en partie le budget. Plus d'un Haïtien sur quatre est sous-alimenté, soit 1,9 million de personnes, selon un rapport du conseil national de la sécurité alimentaire (CNSA) haïtien. Le taux de chômage atteint plus de 65 % de la population active. L?agriculture emploie plus de deux tiers de la population en âge de travailler. Ce sont des fermes de subsistance, de dimensions restreintes, où le café, le cacao, le sisal, le coton, les mangues constituent les principales exportations. L?explosion démographique et le manque de compétitivité par rapport aux produits importés ont affaibli considérablement ce secteur, dont la production se trouve de plus en plus destinée au marché intérieur avec des produits tels le maïs, le riz, les fruits. La capitale, Port-au-Prince, concentre les activités industrielles. Les principales productions sont les composants électroniques, le textile et les balles de baseball. Les programmes sociaux établis par le gouvernement sont limités, en dépit d?une nette augmentation en 2009. Certaines agences offrent des pensions de retraite et des allocations pour les accidents du travail. L'accès aux emprunts est faible, 2 % du crédit du système bancaire finance le secteur agricole et le développement rural. DetteLe 17 avril 1825, le roi de France Charles X concède « l?indépendance pleine et entière » à l?ex-colonie d´esclaves française moyennant une somme de 150 millions de francs-or (la somme sera ramenée en 1838 à 90 millions de francs), ce qui est l´origine de l´endettement du pays. Dans les années 1880, les finances publiques sont dans un extrême désordre vu l'instabilité politique persistante. Le revenu est évalué à 21,5 millions de francs et les dépenses au double de cette somme. La dette publique s'élève alors à 12 millions de piastres fortes (1 piastre valant 5 francs) dont 308 000 piastres pour le solde de la dette française (1 540 000 francs)[19]. Le 7 avril 2003, le président Jean-Bertrand Aristide a réclamé officiellement à la France près de 21,7 milliards de dollars en « restitution et réparation » de la dette. Parallèlement une dette extérieure totale de 1,2 milliard de dollars « s?est construite sur la dette de l?indépendance », notamment sous « la dictature des Duvalier entre 1957 et 1986, (qui) a ravagé et fortement endetté le pays », indique encore le Comité pour l'annulation de la dette du tiers monde (CADTM)[20]. Cette association estime que le régime des Duvalier est responsable à lui seul de 550 millions de dollars de la dette extérieure du pays. Le 24 décembre 2003, le CADTM a réclamé l?annulation de la dette qualifiée d'« illégitime et odieuse » de Haïti, à la veille du bicentenaire de l?indépendance de la République caraïbe. Sans nier une dette de la France à l'égard de leur pays, l'opposition et les intellectuels de la diaspora refusent de s'associer à une demande émanant d'un régime aussi corrompu et peu démocratique que celui du président Aristide[21]. En 2009, suite à l'Initiative pays pauvres très endettés, 1,2 milliard de dollars de dette ont été annulés par la Banque mondiale et le FMI[22]. Début 2010, la dette extérieure est évalué par Oxfam international à 890 millions de dollars soit 630 millions d'euros[23]. ÉducationArticle détaillé : Système éducatif d'Haïti. LanguesLangues officiellesHaïti possède deux langues officielles :
Haïti et la FrancophonieHaïti fait partie de la Francophonie et en est membre depuis le début de la création de l'organisation internationale de la communauté de langue française. Sur le plan international, l'entrée d'Haïti à l'Union panaméricaine, l'actuelle OEA (Organisation des États américains), a permis au français de devenir l'une des langues officielles de travail de cet organisme ; et lors de la fameuse conférence de Bretton Woods, où l'utilisation du français comme langue de travail à l'Organisation des Nations unies naissante ne fut décidée que par une voix de majorité, Haïti avait voté en faveur de cette décision[24]. Haïti fut membre fondateur de l'Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), lors de la création de celle-ci le 20 mars 1970. Dans chaque chef-lieu de département, il existe une Alliance française. Dans la plupart des cas, les locaux sont offerts par la municipalité et des bénévoles haïtiens collaborent au rayonnement culturel de l'Alliance. Autres langues et diasporaEn raison de la diaspora haïtienne installée en République dominicaine et aux États-Unis (notamment à Miami et à New York), un certain nombre d'Haïtiens parlent également l'espagnol ou l'anglais. Articles détaillés : Communauté haïtienne en France et Communauté haïtienne au Canada. CultureArticle détaillé : Culture d'Haïti.
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Bibliographie
Références
Voir aussiArticles connexes
Liens externes
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