| Sommaire |
| Amérique du Nord |
| Amérique centrale |
| Caraïbes |
| Amérique du Sud |
| La Martinique |
La Martinique est à la fois une région d'outre-mer et un département d'outre-mer (numéro 972) français. Cette île était appelée « Madinina » - littéralement « l’île aux fleurs ». Elle est devenue française en 1635. Faisant partie de l'archipel des Antilles, elle est située dans la mer des Caraïbes, à environ 450 km au nord-est des côtes de l'Amérique du Sud, et environ 700 km au sud-est de la République dominicaine. On sépare généralement la Martinique en deux zones distinctes. D'une part, une zone située au Nord d'un axe Fort-de-France - Le Robert, zone humide à la végétation luxuriante et au relief important. La montagne Pelée, les Pitons du Carbet occupent le centre de cette zone, recouverte d'une forêt de type tropical. Et si, à l'est de ces reliefs, le climat est venteux et humide, balayé par les alizés de l'Atlantique, l'ouest bénéficie d'une protection et d'un climat beaucoup plus sec, notamment aux alentours du Carbet.
La Martinique est à la fois une région d'outre-mer et un département d'outre-mer français (numéro 972). Elle devrait son nom à Christophe Colomb qui la découvre en 1502. L?île est alors appelée « Jouanacaëra-Matinino », habitée par les Kalinas[1], qui aurait désigné une île mythique chez les Taïnos d?Hispaniola. Le nom a évolué selon les prononciations en Madinina, « l?île aux fleurs », Madiana, Matinite et enfin, par influence de l'île voisine de la Dominique, le nom est devenu Martinique. Selon l?historien Sydney Daney, l?île aurait été appelée « Jouanacaëra », par les Caraïbes, ce qui signifierait « l?île aux iguanes ». Elle est devenue française en 1635. Faisant partie de l'archipel des Antilles, elle est située dans la mer des Caraïbes, à environ 450 km au nord-est des côtes de l'Amérique du Sud, et environ 700 km au sud-est de la République dominicaine.
HistoireArticle détaillé : Histoire de la Martinique. Le peuplement de la Martinique est relativement récent. Son histoire est largement marquée par celle de la colonisation de l?Amérique, par l'esclavage, les guerres d?influence entre les anciens empires coloniaux européens, l?évolution des activités agricoles, l?éruption de la Montagne Pelée de 1902 et les calamités climatiques, ainsi que les revendications indépendantistes modernes. AdministrationArticles détaillés : Politique de la Martinique et Liste des communes de la Martinique. La Martinique est une région monodépartementale (Région et Département à la fois). L'île est divisée en 4 arrondissements, 34 communes et 45 cantons. La Martinique constitue avec la Guadeloupe, située à environ 150 km plus au nord, et la Guyane située sur le continent Américain au nord de l?Amérique du Sud, les départements français d?Amérique (DFA). La région de la Martinique est également une des régions ultrapériphériques de l?Union européenne. La représentation de l'État : La préfecture de la Martinique est Fort-de-France. Les trois sous-préfectures sont Le Marin, Saint-Pierre et La Trinité. L'État français est représenté en Martinique par le préfet de région, Ange Mancini (prise de fonction le 18 juillet 2007) et par trois sous-préfets (Paul Laville au Marin, Didier Bernard à Saint-Pierre et Christiane Ayache à La Trinité). Les institutions : Exécutif : Les deux exécutifs de la Martinique sont le président du conseil régional, Alfred Marie-Jeanne et le président du conseil général Claude Lise. Assemblées délibérantes :
Conseils consultatifs :
La représentation nationale : La Martinique est représentée à l'Assemblée nationale par 4 députés (Alfred Almont, Serge Letchimy, Louis-Joseph Manscour et Alfred Marie-Jeanne) et au Sénat par deux sénateurs (Serge Larcher et Claude Lise). La Martinique est également représentée au Conseil Economique et Social par un conseiller économique et social, son nom est Marcel Osenat. Les communautés de communes : La Martinique compte trois établissements publics de coopération intercommunale en Martinique :
PolitiqueArticle détaillé : Politique de la Martinique. L'évolution institutionnelle et statutaire de l'îleEn Martinique en ce moment, le débat politique porte sur la question de l'évolution statutaire de l'île. Deux idéologies politiques s'affrontent, l'assimilationnisme et l'autonomisme. D'un côté, il y a ceux veulent une évolution statutaire basée sur l'article 73 de la Constitution française, c'est-à-dire que toutes les lois françaises s'appliquent de plein droit en Martinique, en droit cela s'appelle l'identité législative, et de l'autre les autonomistes qui veulent une évolution statutaire basée sur l'article 74 de la Constitution française, autrement dit un statut autonome placé sous le régime de la spécialité législative à l'instar de Saint-Martin et Saint-Barthélemy.
Mais la Constitution française précise dans l'article 72-4 « Aucun changement, pour tout ou partie de l'une des collectivités mentionnées au deuxième alinéa de l'article 72-3, de l'un vers l'autre des régimes prévus par les articles 73 et 74, ne peut intervenir sans que le consentement des électeurs de la collectivité ou de la partie de collectivité intéressée ait été préalablement recueilli dans les conditions prévues à l'alinéa suivant ». En 2003, une nouvelle organisation a été envisagée, dans laquelle l'institution régionale et l'institution départementale fusionneraient en une institution unique. Cette proposition a été rejetée en Martinique (mais aussi en Guadeloupe) à 50,48 % lors d'un référendum le 7 décembre 2003. Le 10 janvier 2010, une consultation de la population a eu lieu. Les électeurs ont été amenés à se prononcer par référendum sur un éventuel changement de statut de leur territoire. Ce scrutin proposa aux électeurs « d'approuver ou de rejeter le passage au régime prévu à l'article 74 de la Constitution ». Une majorité d'électeurs, 79,3 %, a répondu « non ». Le 24 janvier suivant, lors d'un second référendum, les Martiniquais ont approuvé à 68,4%[2] le passage à une « collectivité unique » dans le cadre de l'article 73 de la Constitution, c'est-à-dire qu'une assemblée unique exercera les compétences du conseil général et du conseil régional actuels. Les forces politiques en présence en MartiniqueLa vie politique martiniquaise s'articule, pour l'essentiel, autour de formations politiques martiniquaises et de fédérations locales des partis nationaux (PS et UMP). La classification suivante tient compte de leur positionnement par rapport à l'évolution statutaire de l'île : Il y a les assimilationnistes (partisans d'une évolution institutionnelle ou statutaire dans le cadre de article 73 de la Constitution française), les autonomistes et indépendantistes (sont favorables à une évolution statutaire basée sur l'article 74 de la Constitution française). En effet, le 18 décembre 2008, lors du congrès des élus départementaux et régionaux de la Martinique, les 33 élus indépendantistes (MIM/CNCP/MODEMAS/PALIMA) des 2 assemblées ont voté à l'unanimité pour une évolution statutaire de l'île fondée sur l'article 74 de la Constitution française qui permet l'accès à l'autonomie. GéographieD'une superficie totale de 1 100 km², la place au troisième rang après Trinidad et la Guadeloupe dans le chapelet d'îles qui constituent les Petites Antilles, la Martinique s'étire sur environ 65 km de longueur, pour 27 km de largeur. Le point culminant est le volcan de la montagne Pelée (1 397 m). Comme le reste des petites Antilles, la Martinique est soumise au risque sismique : ainsi, le 29 novembre 2007 à 15 heures, heure locale, un séisme de magnitude 7,3 sur l'échelle de Richter a eu lieu au large de l'île[3]. On sépare généralement la Martinique en deux zones distinctes. D'une part, une zone située au nord d'un axe Fort-de-France - Le Robert, qui constitue la partie la plus montagneuse et sauvage de l'île, domaine de la forêt tropicale, et, d'autre part, une zone située au sud de cet axe, moins accidentée, plus sèche et qui regroupe la majorité des installations touristiques. ReliefLe relief est accidenté sur cette île d'origine volcanique. Les zones volcaniques anciennes correspondent à l'extrême sud de l'île (Savane des pétrifications) et à la presqu'île de la Caravelle à l'est. L'île s'est développée dans les dernieres 20 millions d'années par une suite d'éruptions et de déplacements de l'activité volcanique vers le nord. Le dernier volcan en date, toujours actif, est la Montagne Pelée, qui occupe tout le nord actuel de l'île et culmine à 1 397 m, dont la dernière eruption remonte au 8 mai 1902 : 29 000 morts en 2 minutes. À la suite de phénomènes d'érosion toujours violents en Martinique à cause de la forte pluviosité due à l'évaporation océanique apportée par les alizés, les hauts volcans de formation récente situés au nord de l'île (mont Pelé et pitons du Carbet (1 196 mètres)) font place, dans le sud, à des « mornes » aux sommets arrondis ou plats et aux fortes pentes d'une altitude généralement comprise entre 100 et 300 mètres. La montagne du Vauclin, point culminant du sud de l'île, atteint 504 m d'altitude. Les plaines situées au Centre et en bordure côtière, les « fonds », sont séparées par des escarpements et sont généralement de petite dimension. Côte au vent ou CabesterreLa côte est, ou côte au vent des îles, portait traditionnellement dans les Antilles le nom de Cabesterre ou Capesterre. Le terme cabesterre en Martinique désigne plus spécifiquement la zone de la presqu'île de la Caravelle. Cette côte au vent, bordée par l'océan atlantique, est exposée directement aux vents Alizés et à la houle atlantique venant du large. La partie nord allant de Grand-Rivière à Sainte-Marie est essentiellement bordée de falaises avec très peu de mouillages et d'accès à la mer. La navigation y est limité à la pêche côtière avec les petites embarcations traditionnelles de la Martinique. Entre Sainte-Marie et La Trinité la côte devient moins abrupte et la rade de la Trinité, bien qu'exposée aux Alizés et relativement peu profonde, est une des meilleures de la Martinique. Au large de cette zone les fonds atteignent rapidement la profondeur de 60 mètres formant un grand plateau s'étendant à plusieurs milles au large. La Presqu'île de la Caravelle sépare nettement la côte nord atlantique et la côte sud atlantique. Elle marque aussi un net changement de la nature des fonds. Une ligne de récifs frangeants suit la côte depuis la pointe de la Caravelle jusqu'à l'extrême sud de l'île se rapprochant peu à peu de la côte jusqu'à se fondre avec elle. Ces restes d'un paléolittoral constituent un danger majeur pour la navigation. Ces récifs ou cayes comme on les appelle dans les Antilles, dont certains émergent et d'autres ne sont couverts que de quelques mètres d'eau (à cause du danger qu'ils représentent ils portent aux îles le nom évocateur de « loup », loup bordelais, loup ministre etc. dont le nom vient souvent d'un navire qui y a sombré) ont causé dans l'histoire le naufrage de nombreux navires. Côte sous le vent ou caraïbeContrairement à la côte atlantique, la côte caraïbe est accore, et ne présente que peu de dangers pour la navigation (quelques cayes bordent la côte sur le littoral sud entre le Diamant et Le Marin). Dans le secteur de Saint-Pierre, au pied de la montagne Pelée, les fonds de 100 mètres sont parfois à seulement 400 mètres de la côte. Principales montagnesNord de l'île
Sud de l'île
HydrographieLa rivière Lézarde, longue de 30 km, est le plus long cours d'eau de l'île.
FauneLa Martinique ne possède que peu d?espèces animales indigènes. Les animaux sauvages les plus courants restent discrets: les manikous (famille des opossums), les matoutous-falaises qui sont des mygales endémiques, l'iguane délicatissima et l'iguane vert, la mangouste et le serpent trigonocéphale ou fer de lance. Voir aussi : Liste des espèces d'oiseaux de Martinique Faune aquatiqueLa Côte Atlantique est bordée par un récif corallien pratiquement ininterrompu, où circulent les poissons du large et où s'abrite la faune sédentaire. Le milieu aquatique s'est fortement dégradé au cours des vingt dernières années. La pollution d'origine industrielle, notamment les distilleries, le manque de structures d'assainissement des eaux usées, le remblaiement intensif des zones de mangrove, véritables nurseries pour de nombreuses espèces de poissons, ainsi que la pêche sont à l'origine d'une régression considérable de la surface des récifs et d'une diminution importante du nombre et de la variété des poissons[4]. Faune terrestreCôté ciel, la Martinique est le pays des hérons garde-b?ufs, des colibris (4 espèces en Martinique: le colibri madère, le colibri huppé, le colibri à falle vert et le colibri à tête bleue) et des sucriers (reconnaissables à leur ventre jaune). Côté terre, les mangoustes importées pour faire diminuer la population de serpents ?fer de lance? (ou trigonocéphale). Malheureusement, les conséquences furent graves, puisque les mangoustes détruisirent également de nombreuses espèces endémiques d?oiseaux aujourd?hui complètement disparues. De nos jours, on rencontre plus facilement de nombreux petits lézards verts inoffensifs, les anolis ainsi que les mabouyas, plutôt marrons translucides, ils sont très craintifs et sortent la nuit. Deux espèces de mygales cohabitent:
VégétationLa forêt tropicale humide est composée de fougères et d'arbres tels que l'acajou (en anglais : mahogany), le courbaril, qui servent à la fabrication de meubles. Certains peuvent atteindre 45 mètres de haut. La forêt tropicale sèche est composée de plantes xérophiles adaptées au carême très sec (acacia, campèche, poirier-pays, gommier rouge) et de plantes grasses (cactus cierge, agave). Dans sa forme dégradée ou dans des conditions de sol extrême la végétation peut prendre la forme de savane, où les cactées et les plantes grasses se partagent le sol avec les herbes folles. La mangrove est présente dans toute la Martinique :
Les palmiers dont l'arbre du voyageur ont été importés d?Amérique du Sud et de l?océan Indien. De nombreux arbres fruitiers sont également présents sur l?île (avocatier, arbre à pain, tamarinier, prune de cythère). ClimatLes instructions nautiques modernes distinguent deux saisons marquées, liées aux précipitations : la saison humide, de mai à novembre, et la saison sèche de février à avril. Cette saison sèche, correspond normalement à une période de grosses chaleurs et de sécheresse. Comme elle commence normalement après le carnaval elle est appelée carême. En pratique, les fluctuations sont nombreuses. Il y a des hivernages plus longs ou plus courts selon les années ou bien des hivernages tardifs ou précoces, des carêmes très secs ou pluvieux. Il tombe en moyenne 80 mm d'eau en mars au Lamentin (plaine centrale située au niveau de la baie de Fort-de-France) et 260 mm d'eau en octobre. Les alizés soufflent du nord-est à l'est pendant la majeure partie de l'année, croissant pendant la matinée et décroissant pendant l'après-midi pour tomber le soir. C'est le régime de vent de la saison sèche durant laquelle les passages du vent au Sud-Est ou au Sud sont toujours de très courte durée (quelques heures). Le climat de la Martinique est directement réglé par les positions de l'anticyclone des Açores qui dirige l'alizé de nord-est, et de la zone de basses pressions équatoriales où les alizés de l'hémisphère nord rencontrent ceux de l'hémisphère sud, le long de la zone de convergence intertropicale. Pendant le temps de l'hivernage, le régime des vents est beaucoup plus instable. Ils varient de l'ENE à l'ouest en passant par le sud. Pendant cette période, le vent peut rester pendant plusieurs jours de secteur sud. Ce secteur sud était d'autant plus redouté au temps de la colonie, qu'une grande partie des baies étaient frangées de mangrove et que le vent repoussait alors sur l'île les émanations de ces marécages, réputées malsaines et dangereuses pour les Européens récemment installés. La température moyenne annuelle est de 26 °C. Les mois les plus chauds sont ceux de mars, avril, mai, tandis que les mois les plus frais sont ceux de décembre et de janvier. Les températures les plus chaudes relevées l'ont été à Saint-Pierre avec 37 °C en avril et mai 1986 et la plus basse environ 12 °C à Fonds-Saint-Denis (entre Pitons du Carbet et Montagne Pelée) en mars 1965. On constate en moyenne six jours par an au Lamentin une température inférieure à 18 °C Cyclones tropicauxLa zone des Antilles est sujette au développement de cyclones. Suivant les moments de l'année ces dépressions viennent de l'Atlantique (Cap-Vert) ou du centre de la mer des Antilles et du golfe du Mexique (à l'ouest du méridien 80°). Sur la Martinique la trajectoire des cyclones est le plus souvent E-O ou SO-NE. La courbe de fréquence des cyclones montre qu'ils traversent la Caraïbe entre les mois de juin et novembre et passent préférentiellement en Martinique, en août et septembre. Les cyclones constituent un danger majeur pour les populations et les installations, comme l'ouragan Dean qui a causé de gros dégâts en août 2007, en particulier sur les plantations de bananes et de canne à sucre. Plus de 5 000 habitations ont été détruites . VillesLes principales villes de la Martinique sont : Fort-de-France (89 794 hab), Le Lamentin (39 442 hab), Le Robert (24 068 hab), Sch?lcher (21 510 hab), Le François (19 333 hab) et Sainte-Marie (19 249 hab). Voici la liste des 34 communes de la Martinique :
ÉconomieArticle détaillé : Économie de la Martinique. La banane est le premier produit agricole d?exportation (57,8 % de la production agricole de l'île) tout en n'occupant que 27,1 % de la surface agricole utile. Elle occupe près de la moitié des actifs agricoles[5]. Le rhum agricole représente 23 % de la valeur ajoutée agroalimentaire en 2005 et occupe 380 actifs sur l'ile (y compris le rhum traditionnel). La production de l'île se situe autour des 80 000 hl d'alcool pur[5]. La canne à sucre occupe en 2005 3 600 hectares, soit 13,7 % des surfaces agricoles. Cette production évolue vers une concentration de plus en plus forte avec des exploitations de plus de 50 ha qui représentent 6,2 % des exploitations pour 73,4 % de la surface exploitée[5]. La production annuelle est en moyenne de 210 000 tonnes. Les ananas constituaient autrefois une part importante de la production agricole, mais ne représentaient en 2005, selon l'IEDOM, qu'1% de la production agricole en valeur (2,5 millions d'euros contre 7,9 millions en 2000)[5]. DémographieÉvolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants. Le recensement de 2007 comptabilise 397 730 habitants, pour 1 128 km², soit une densité de population de 353 habitants au km², contre 114 au niveau national[6]. Comme dans la plupart des îles, cette densité augmente : 255 hab/km2 en 1961, 319 en 1990, 353 en 2007, malgré une baisse récente de la fécondité. En 2009, la population était estimée à 402 000 habitants. 80 % de La population est majoritairement composée de noirs et métis (nègre, câpre, mulâtre, chabin, bata-syrien etc.), d'Afro-Indiens nommés « coolies et chapé-coolie » à 15 % et de 5 % d'Européens appelés Zorey ou békés. Il y a d'autres populations venues du continent asiatique, notamment de la région tamoule en Inde, et de la Chine vers la fin du XIXe siècle et du Moyen-Orient (Syrie, Liban) au XXe siècle. La Martinique connaît un fort métissage, donnant une population de type « créole ». Il y a aussi environs 5000 personnes de 115 pays différents présentes en Martinique. La famille martiniquaiseLes familles martiniquaises se caractérisent par une proportion non négligeable de foyers monoparentaux, 38,3 % des familles (INSEE - Recensement de 2006[7]). Ce sont ce qu'on appelle des familles matrifocales. Roger Bastide a particulièrement étudié les familles noires américaines, présentes dans toutes les régions de ce continent où a existé la traite négrière. Jean Benoît a décrit très finement les types de familles martiniquaises dans les années 1960. Cette typologie demeure tout à fait d'actualité. L'histoire de ces familles peut s'expliquer par la coexistence de trois phénomènes : l'apport culturel de l'Afrique et des modèles familiaux africains (théorie de Herskovits), les conséquences de l'esclavage et les dislocations familiales (théorie de Frazier). Dans les chansons, les traditions, les proverbes, il est fait mention de la mère, femme « poto mitan », poutre maîtresse dans le foyer. Cependant, les familles contemporaines sont majoritairement des familles où les deux parents sont présents (INSEE Martinique). Au XVIIe siècle, Françoise d'Aubigné, devenue plus tard Madame de Maintenon, passa son enfance à la Martinique au village du Prêcheur. Elle y gagna le surnom de « belle indienne ». Art et cultureLanguesEn tant que département et région d'outre-mer (DROM), le français constitue la langue officielle de l'île comme sur l'ensemble du territoire de la République française. La population utilise aussi couramment le créole martiniquais qui ne connait en aucun cas un déclin de sa pratique comme peuvent le connaître bien d'autre langues régionales en Métropole. La langue créole n'est pas un simple code de communication. C'est aussi l'expression de tout un peuple et le véhicule privilégié d'une culture, voire d'un état d'esprit. Le créole est facilement parlé dans la rue, en famille, entre amis, sur les ondes, dans les églises, il s'agit véritablement d'une deuxième langue. Le statut du Créole a changé depuis la création en 2000 d'un Capes en Langue et Culture Régionale Option Créole. Autrefois langue méprisée, aujourd'hui la langue Créole est enseignée dans le secondaire et à l'Université des Antilles et la Guyane. En effet, Une Licence, un Master et un Doctorat en Langue et Culture Régionale option Créole existent depuis une dizaine d'années sur le Campus de Sch?lcher. Autre avancée positive, en 2007, l'écrivain Raphaël Confiant publie aux Éditions Ibis Rouge, le premier Dictionnaire Créole martiniquais - français. Le G.E.R.E.C (Groupe d'Études et de Recherches en Espace Créolophone) fondé en 1975 par le Pr Jean Bernabé, tente depuis plus de 30 ans de codifier le Créole martiniquais. C'est la graphie du G.E.R.E.C, qui fait référence en Martinique. Les défenseurs de la langue Créole en Martinique sont incontestablement les écrivains du mouvement littéraire la créolité, Raphaël Confiant, Patrick Chamoiseau, et Jean Bernabé. LittératurePatrick Chamoiseau (2009) De grands écrivains, penseurs et intellectuels ont marqué la littérature martiniquaise, notamment Édouard Glissant, Frantz Fanon, Raphaël Confiant, Patrick Chamoiseau et Aimé Césaire, père du concept de négritude et personnalité très influente au sein de l'île. Les musiques de la MartiniqueArticle détaillé : Musiques de la Martinique. La biguine, la mazurka créole ou Mazouk, la valse créole, le quadrille ou haute-taille, le Bèlè et le zouk. Spécialités culinaires
Boissons
Plats
Anecdotes
Tourisme ruralEmanation de l'Agence de promotion des activités rurales et touristiques (Apart), Tak Tak Martinique réunit des entreprises, communes, associations, restaurants et musées dans le but de développer un tourisme solidaire et durable dans le nord de l'île[9]. Sports
Personnalités de MartiniqueArtistesLes peintresLes cinéastes et scénaristesLes chanteurs, musiciens ou groupes musicaux
Sportifs
Personnalités politiques
Ecrivains et personnalités littéraires
Les courants littéraires de la Martinique : CodesLa Martinique a pour codes :
Voir aussiNotes et références
Liens externes
Articles connexes
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||